Derrière AssiégéEs des raciséEs en résistance qui se positionnent pour une intersectionnalité révolutionnaire. Une position indispensable tant le féminisme blanc est éloigné des impératifs des femmes raciséEs. Le féminisme blanc est l'exemple type du faux allié mais vrai oppresseur. Dans le même temps si nous soutenons les personnes racisées capitalistes dans leur combat contre le racisme, nous refusons néanmoins le remplacement du capitalisme blanc par un capitalisme de la diversité. En tant que système d'appropriation et d'accumulation, il sera toujours question d'inégalités et de mauvaises répartitions des richesses. La démarche intersectionnelle c’est aussi mettre en lumière les spécificités du sexisme et de l'homophobie dont sont victimes les personnes racisées. Notre objectif est de promouvoir l'humanité et la dignité de touTEs les personnes racisées. Il ne s'agira pas de combattre uniquement le racisme du plafond de verre alors que nous sommes nombreu.se.x au niveau du plancher collant. Nous ne le savons que trop bien : nulle libération n’est possible en perpétuant un système oppressif.  Toutes nos vies ont de l'importance car dans cette lutte pour l'émancipation de touTEs les raciséEs : ON EST ENSEMBLE.

 

 

Débats, université populaires ... 

 

Envie de se délester de quelques € ? 

 

 

 

AssiégéEs est un projet politique porté par des personnes issues des « anciennes » colonies européennes. Il est né du ras-le-bol de devoir choisir entre les luttes contre le capitalisme, celles contre le racisme systémique et celles contre le patriarcat.

 

Nous voulons : 

  • Affirmer la légitimité des luttes dites « minoritaires » contre le racisme et le patriarcat dans le combat anti-capitaliste et révolutionnaire. Les luttes dans le système capitaliste ne peuvent se réduire à l’affrontement entre bourgeois.e.s et prolétaires, même si cela reste une question centrale. Une société sans classes ne garantit pas par magie la fin des idéologies racistes et patriarcales très souvent meurtrières.

 

  • Affirmer la nécessité stratégique de construire notre autonomie politique entre issu.e.s des « anciennes » colonies européennes, avec toute la complexité que cela implique, pour garantir un rapport de force au sein du mouvement social plus large, dans la mesure où une vaste partie de celui-ci est irriguée par l’idéologie raciste produite par les classes dominantes.

 

  •       Affirmer l’importance, malgré notre volonté de nous organiser avec tou.te.s les “ex” colonisé.e.s qui partagent notre vision, de mettre au centre de ce projet les femmes cis, les minorités sexuelles, les trans', les classes populaires et celles et ceux qui sont racialisé.e.s comme musulman.e.s, en ayant conscience des enjeux et intérêts spécifiques, voire parfois contradictoires en apparence, de ces sujets politiques.

 

Pour cela nous proposons :

  Lire la suite de notre déclaration politique  

Lire la revue 

La version papier est proposée à l'achat, la revue est également consultable en ligne gratuitement